Patogh-e-Mitra

"Patogh" est un endroit où on se sent bien. Cet endroit existe dans le but de construire un avenir digne de ce nom.

05 septembre, 2008

Patogh déménage

La suite sera par ici : http://patogh.viabloga.com/

24 août, 2008

Inconciliable




Cat Power - Breathless




It's up in the morning
And on the downs
Little white clouds
Like gambolling lambs
And I am Breathless over you
And the red-breasted robin
Beats his wings
His throat it trembles
When he sings
For he is helpless before you
The happy hooded bluebells bow
And bend their heads all a-down
Heavied by the early morning dew
At the whispering stream
At the bubbling brook
The fishes leap up to take a look
For they are breathless over you
Still your hands
And still your heart
For still your face
Comes shining through
And all
The morning glows anew
Still your mind
Still your soul
For still
The fare of love is true
And I am breathless without you
The wind circles among the trees
And it bangs about the new-made leaves
For it is breathless without you
The fox chases the rabbit round
The rabbit hides beneath the ground
For he is defenceless without you
The sky of daytime dies away
And all the earthly things
They stop to play
For we are all breathless without you
I listen to my juddering bones
The blood in my veins
And the wind in my lungs
And I am breathless without you
Still your hands
And still your heart
For still your face
Comes shining through
And all
The morning glows anew
Still your soul
Still your mind
Still, the fire of love is true
And I am breathless without you

Libellés :

14 août, 2008

Mowloudi

J'ai été invité à un mowloudi la veille de la naissance d'Imam Ali le premier des 12 imam des chiites.
Cette dame avait fait un vœux et elle avait promis qu'en cas de réalisation de son vœux, elle en organiserait un.
Elle avait fait venir six dames jouer au Daf et une autre dame pour conduire le Mowloudi.

Petit à petit la salle se rempli; un vrai salon de mode. Parmi elles, j'avais l'air fade. Les joueuses de Daf se mettent en place et la dame fait passer un petit papier dans lequel était écrit un verset de coran et commence la cérémonie avec plus d'une heure de retard. Des centaines de "ya Ali", "ya Ali", "ya Ali" ... pour nous mettre dans l'ambiance. Elle nous prie de la suivre : "ya Ali", "ya Ali", ... . J'en profite pour lire la traduction du verset. En somme, on faisait appelle à la grandeur d'Ali. Les dames de l'assistance, indisciplinées ne suivaient pas le meneur de Mowloudi. Elles venaient passer un bon moment entre copines. Parmi la foule, je remarque tout de même quelques dames imprégnées, complètement saisies.
"Pensez à vos peines, à vos parents malades, aux nécessiteux" disait-elle. Décidmement, elle n'arrive pas à bien mener cette assemblée.

Il paraît que dans un vrai Mowloudi, les dames atteignent la transe. Les "ya Ali" accompagnés du son révoltant de Daf conduirait à un bouleversement intérieur puis parfois à une extériorisation sous forme de larme. Un vrai tsunami. Une scène de dervish tourneurs me vient à l'esprit.

Les chiites forment 10% de la population musulmane. Ils croient en Ali et en ses descendants comme successeur de Mahomet.
Ceci a été propagé de génération en génération depuis l'an 600 jusqu'au jour d'aujourd'hui.
Le nom d'Ali est utilisé partout :
- on veut se lever on dira "ya Ali",
- certains écrivent "ya Ali" avec le bout des doigts derrière la porte de leurs maison lorsqu'ils partent en voyage,
- il y en a aussi qui font la même chose derrière le dos d'une personne chère à qui ils disent au revoir.

Où que l'on aille, Ali nous protège. Il est le père de nous tous.

Celui qui a la foi, celui qui croit en quelque chose, peu importe la nature de la chose, se dote d'une force extraordinaire qui lui permet de se battre contre la dureté de la vie.
"Je fonce parce que Ali me protège".
Et que se passe-t-il si un accident survient malgré Ali ? Demandai-je à une croyante dans l'âme.
"C'est la volonté de Dieu. Tous se joue dans le monde de l'au-delà. La vie terrestre n'est rien devant ce qui nous attend".

Les croyants sont des être heureux.

Libellés :

03 août, 2008

Monad - Alizadeh - Hadadi

A moment ...
A pluck of the string,

An opening.

Light shines through the heart.


That moment ...

That opening,

That pluck of the string.

Draws in, lures, releases for ever
A monad.


Je lis par ci et par là :
"Les monades sont les éléments de toutes les choses, tant matérielles qu'incorporelles."
"La monade est l'unité d'être."

Trois morceaux de cet album m'attire d'abord l'œil puis les oreilles.
1. Envie de voler :

2. Avoir l'intention de voler :

3. Voler :


Puis je me demande si sans avoir lu le titre des morceaux j'aurais pu deviner le thème du trio.

Pourquoi a-t-il appelé l'album "La monade" ?

"L'univers est un emboîtage de monades toutes semblables, mais que nous percevons de points de vue différents. C'est ce qui explique que nous ayons le sentiment d'une variété infinie de formes. En fait nous n'avons qu'une variété infinie des points de vue."

Bingo. J'ai la réponse à ma question:-)

Libellés :

08 juin, 2008

Question ?

Expression iranienne traduite brutalement :
"Se noircir la face"
Quelle est selon vous le sens de cette expression étrange ?

Libellés : ,

03 juin, 2008

BZZZBZZZ - ZBBBZBBB

Il faisait chaud dans la boulangerie du quartier où les habitués venaient chercher leurs pains, des sangak. D'un geste machinal les deux boulangers dansaient la danse du pain. Le premier s'occupait du four et le deuxième gérait les clients.

Un tour de 180° pour prendre la boule de pâte à pain bien levée.
Avec les 10 bouts de doigts des mains et en dressant les épaules vers le haut pour bien maîtriser l'aplatissement de la pâte il l'étale sur une planche généreusement huilé. Selon l'ordre de l'autre boulanger, il étale du sésame par dessus et le pain est prêt pour être cuit.
Il prend la planche et plaque le pain contre le four à pain où des petits cailloux tout chaud n'attendent qu'une chose : se faire refroidir contre la pâte blanche.

On approche le midi; une queue s'installe.

L'ouvrier assis sur un sac de farine dit au monsieur qui vient de se récupérer un papier journal(*) libre service au dessus de l'étagère : "Prend pas ce papier journal. Le sal chien est passé par là. Tu ne vois pas ses poils noirs ou quoi ?"
Alors que je qualifiais le ton de sa voix comme une agression, le monsieur lui remercie "Que dieu te protège de m'avoir prévenu de cette saleté de chien."
Une chose est sûre, en Iran les chiens ne sont pas aimés.

Je ne sais plus par quel miracle, nous avions récupéré un chien tout blanc, tout poilu qu'on avait nommé Whisky. Maman le lavait tous les jours. A cette époque, elle avait un refrain : "Je ne sais pas pourquoi, mais ce chien sent toujours le chien."
Pauvre chien !
Le chien n'a pas duré. Il a vite été expédié je ne sais où !

Mon tour s'approche; malgré mes observations, je n'ai toujours pas compris comment les gens passaient la commande. L'angoisse monte; je serre fort mon billet de 200 toumans. Plus tard, j'ai compris : soit ils montraient le nombre de pains avec les doigts 2 pour dire deux, 3 pour dire trois, ... soit ils se servaient puis laissaient l'argent sur la table et partaient sans dire mot !

En France, j'entre dans la boulangerie, je dis "bonjour".
La boulangère me répond "bonjour".
Une baguette s'il vous plait.
80 centimes.
Je paie.
La vendeuse me dit "au revoir".
Je dis "au revoir".

J'allais acheter un jeu de société pour enfant dans un magasin de jouet dans le 15ième arrondissement à Paris. Je craque encore une fois pour ce jeu où les enfants jouent contre le corbeau. Le vendeur est bien sympathique; patient, il m'explique toutes les possibilités de jeu de société de son petit magasin. Au bout d'un certain temps, sa patience m'exaspère; il sent trop fort la clope !
Avant de partir, je vois un chien noir avec un collier rose. Connaissant la susceptibilité des français sur leurs chiens, non seulement je ne marche pas sur sa queue mais consciente d'être une sale hypocrite, je lui dis "Quel beau chien !".
Le vendeur : "Chienne madame, c'est une chienne. Elle s'appelle BZZZBZZZ et il est de race ZBBBZBBB." (**)
(quelle tête de nœud je fais ! Mais tu n'as pas vu son p'tain de collier rose ou quoi !)
Mitra : Je vous prie de m'excuser Monsieur.


(*) Le papier journal sert à envelopper le pain chaud.
(**) Je vous prie de m'excuser d'avoir oublié le nom de cet animal qui ne m'a rien fait de mal.

Libellés :

25 mai, 2008

L'insulte suprême

Lors d'un échange très intéressant et constructif mon interlocuteur m'a dit :
"Mitra, tu es comme TF1. Moi, je suis comme Arte".
Un peu plus loin dans la conversation, je lui ai rendu la monnaie de sa pièce en le traitant de M6.

Libellés :