Patogh-e-Mitra

"Patogh" est un endroit où on se sent bien. Cet endroit existe dans le but de construire un avenir digne de ce nom.

23 septembre, 2005

Profiter de la vie n'est qu'une question d'organisation

Alors que je traverse une période difficile de ma vie professionnelle, je me suis rendu compte que mon fils aussi était en train de vivre un moment dur de sa vie. Il est entré en école maternelle et dès la première semaine il a compris que ça n’avait rien à voir de la crèche. Il se plaint du fait qu’ils n’arrêtent pas de changer de maîtresse. Je vous explique le programme. La journée la plus complète est découpée comme ceci : garderie le matin 8h-8h20, classe 8h20-11h30, déjeuner 11h30-12h40, sieste 12h40-15h, classe 15-16h30, garderie du soir 16h30-19h et à chaque fois, ils changent de maîtresse, il a raison ! Et encore, il a de la chance, il ne fait pas la garderie du matin et il rentre chez mami à 17h30 sauf ce matin où j’ai dû le laisser 5 minutes à la garderie pour cause de réunion à 9h30. Il venait tout juste de s’habituer à ce rythme et me voilà changer son rythme pour participer à cette fichue réunion qui n’a finalement démarrée qu’à 10h ! Quand je pense à son regard perdu quand je l’ai quitté, ça me fait de la peine. Et moi, maladroite, j’explique à un gamin de 3 ans qui n’a aucune notion de temps que ce ne sera que pour 5 minutes. Quelle façon minable de me justifier auprès de lui !
Alors que j’écris ces mots dans le métro, il est 20h30 et je sais d’avance que je ne le verrai qu’endormi dans son lit. Un travail urgent de la dernière minute !
Vous savez quoi ? Lui, il a déjà oublié, mais moi … non.
Pour pouvoir arriver à maîtriser mon temps, je sais qu’il faut que je m’organise mieux. Peut être qu’à l’issu de cela, je serai plus présente sur mon blog !

18 septembre, 2005

Compatible ou pas ?

Comme si le regard de quelqu'un me fixait, je me tenais debout dans le RER, pensant profondément à ce qui m'attendait ce jour là au travail, je jette un coup d'oeil rapide autour de moi ... en effet, un homme me regardait d'un regard autre que celui qui n'a rien d'autre à faire que de regarder autour de lui. Gênée par l'idée qui me traversait l'esprit, je baisse la tête comme s'il ne s'était rien passé. Ca y est, je pense à autre chose ... mais encore une fois, je sens que son regard envahit mon intimité. On s'arrête à une station, j'en profite pour me pousser un peu plus loin mais il en fait autant. Je décide de lui tourner le dos en me disant que comme ça, il comprendra que je ne suis pas intéressée. Rien à faire, il s'approche de moi et se frôle contre moi. Il fait frotter les poils de son bras contre mon bras dénudé et je sens de plus en plus son haleine. Là, j'ai trois solutions, soit je lui file une baffe, soit je fais comme si ..., soit je descend le prochain. J'ai encore choisi comme si ... mais pourquoi cette solution ? Pourquoi pas lui dire poliment ... Que faire devant tous ces hommes qui réagissent raide à cette pulsion soudaine sans aucun self control ? Cet appétit sexuel qui ne connaît pas d'heure n'est vraiment pas compatible avec ceux des femmes qui se réveillent en douceur.

11 septembre, 2005

Artemisia Gentileschi

Vous en connaissez beaucoup de femmes peintres ? Les femmes peintres n'ont pas pu s'introduire dans le milieu. Le journal art magazine du mois de septembre tente d'en parler dans un dossier spécialement développé sur le sujet.

Parmi les ouevres exposées dans ce numéro, j'ai été attiré par la peinture d'une italienne Artemisia Gentileschi (1593-1652). Cette façon de montrer la haine de ces deux femmes qui les rend audacieuse à un point de décapiter Holopherne me laisse sans voix. La femme du milieu n'attend qu'une chose : qu'il meurt pour ne plus avoir à supporter l'horreur. La femme de droite est sereine, s'écarte un peu de façon à ce qu'elle ne soit pas souillée par son sang.

Judith décapite HoloPherne
Cette haine si bien représentée lui a coûté cher puisqu'elle a été violé par le maître qui devait lui apprendre à peindre.

10 septembre, 2005

Mémoire

Ma Mémoire déborde de paysages admirés pendant cette semaine passée en Azerbaïjan iranien.
Devant l'incapacité de vous faire voire à travers mes yeux (rappelez vous, mon appareil photo a cruellement manqué de pile), je vous prie de m'excuser.
J'aurai voulu vous montrer :

  • une photo du lac d'Oroumieh dont la salinité dépasse 30%,
  • ce qu'est être chien (eh oui l'animal) en Iran,
  • cette tombe d'une mère arménienne en dehors de ce monument historique alors que le reste de la famille se reposait en paix à l'intérieur du monument,
  • la vitrine de ce magasin vendant du halva (un dessert composé de farine, sucre et l'huile) spécialité de tabriz,
  • ces chaînes de montagnes (zagross) alignées tout au long du trajet partant de Astara,
  • ...

Avec du recul, ce qui me manque le plus c'est la possibilité de toucher la terre. Contrairement à la France où le paysage est habillé, l'Iran conserve son naturel.
Ma tristesse est sans mesure à chaque fois que je pense à cette terre qui s'éloigne de moi par la force du temps. Suis-je entrain de perdre mon monde pour gagner l'amour d'un autre ?

04 septembre, 2005

Safran, l'épice la plus chère

Lorsque ma mère m'a proposé de me préparer un peu de safran, je me suis demandée à quoi ressemblait la fleur. En fait, c'est une fleur pourpre originaire de la zone orientale du bassin méditerranéen qui fleurit à l'automne et qui est en dormance tout l'été.



"Un matin, le soleil fait éclore une multitude de corolles mauves. L'instant est magique. Presque aussitôt, dans la douce lumière automnale, les pétales diaphanes s'épanouissent et libèrent trois étamines nappées de pollen et trois longs stigmates rouge sang : la fleur de safran éclate dans toute sa splendeur."

"Il faut cueillir jusqu'à cent mille fleurs pour obtenir cinq kilos de stigmates qui donneront un kilo de safran sec."

Dans la cuisine iranienne, on utilise le safran pour son parfum et pour sa couleur rouge vive. Le riz est servi avec du safran dans un grand plat. Le joujeh kebab (kebab du poulet) est également mariné avec de l'oignon et du safran. Dans certain plat comme le gheimeh, on met également du safran.

Bon apétit.

02 septembre, 2005

Ce qu'on mange dans la région de azerbaïjan

La ville de Sareïne est connue pour ses sources d'eau chaudes. Ces eaux sont connues pour leurs pouvoir de soigner des maladies telles que l'artrose.

Voici quelques photos prises dans les rues de cette ville.

En Iran, on mange toute sorte de ash (un genre de soupe) dont le dougha, préparé avec du yaourt, du persil et des ciboulettes, la spécialité de cette région.




Dougha

Cet homme prépare des kebab koobideh devant l'entrée du restaurent. Les produits de cette ville sont tous frais en raison de la hausse de la fréquentation dans cette saison.


Restaurent, préparation de kebab koobideh

Le felfel sabz ou piment vert se mange en même temps que le repas. Si on n'aime pas trop, il faut avoir l'art de trouver des piments qui ne sont pas trop fort ! Pour cela, il faudra éviter ceux qui sont long et gros. Pour ce qui est des petits, il faudra par le toucher meusrer le nombre de grains à l'intérieur du piment.

Le zoghalakhteh est un peu acide. Il a l'aspect des groseilles sauf que c'est ovale et que ce n'est pas en forme de grappe. Ca se mange avec du sel pour supporter son acidité.

Pour finir, on vend des fèves cuits avec leurs peaux. Il faudra enlever la peau avant de les manger. Ca se mange chaud en pleine rue.


Piments verts (en haut à gauche),

des zoghalakhteh (en haut à droite),

des fèves (en bas)


Si vous avez l'occasion de passer en Iran, ne manquez pas les "Dizi sara". C'est l'équivalent de couscous des pays de l'afrique du nord. Ca se mange avec du pain. Attention, c'est un peu gras et c'est pour ça que c'est bon.



Dizi


Enfin le tokhmeh, le pop corn iranien. J'en avais déjà parlé dans un autre de mes billets. J'ai vu beaucoup de champs de tournesol.


Tokhmeh

Souvenir

Je vais faire quelques billets sur les souvenirs de mes vacances en Iran.
Eh oui, j'ai pensé à vous et surtout à Michel qui aime beaucoup les photos des différents pays.
A ce propos, Michel a eu une superbe idée de voir des photos du monde entier en un jour. Pour plus de détail voir le site qu'il a crée : http://adayonearth-first.blogspot.com/
Revenons à mes photos d'Iran sachant que je n'ai pas pu en prendre beaucoup. Problème de piles : impossible de trouver des piles en état de marche ! Je sais, vous ne me croyez pas et pourtant c'est vrai, je n'ai pu acheter que des piles usées (bien emballées en plus) !

Commençons par la photo de statue d'une thaïlandaise prise en entrée d'un restaurent thaïlandais. Comme quoi même les statues de femmes en Iran portent des voiles !



Darband est un quartier dans les hauteurs de Téhéran. C'est un peu comme Montmartre. On y trouve beaucoup de restaurent. En été, beaucoup de gens viennent pour retrouver un peu de fraîcheur.

La route qui mène aux restaurents


Restaurent à Darband