J'emmène Gotlib voir la mer caspienne
A cette époque, le nord de l'Iran est parfumé. Petite, je faisais des colliers avec la fleur d'orange qui a une odeur envoûtante.
C'est bien la première fois après 20 ans que je rentre en Iran au mois de mars. Le 21 mars, l'année 1385 débutera.
Contrairement au calendrier arabe, le calendrier iranien est solaire et non lunaire.

Avant la fête : Tchahar chanbeh souri
La nuit du dernier mardi de l'année, appelée "Chabé Tchahar chanbeh souri", est une fête d'origine Zoroastrienne. C'est la fête du Feu. Dans les rues, des brasiers sont allumés par dessus lesquels les habitants bondissent en criant : "
Sorkhié to az man va zardié man za to", ce qui veut dire "Donne moi ta belle couleur rouge et prends en échange ma pâleur maladive!".
La fête s'accompagne de "Ghâchogh zani", c'est à dire de "tapage de cuillère". Les enfants, cachés dans des tchadors tapent avec des cuillères sur des casseroles pour annoncer le dernier mercredi de l'année. Ils vont de porte en porte et reçoivent des friandises sucrées ou salées.

Préparatif de Nowrouz
Dans chaque maison est dressée une table de "haft sin", littéralement " 7 S".
Il s'agit d'une table où se trouvent 7 choses commençant par la lettre S.
On y trouve par exemple :
Sabzeh : Des lentilles qu'on a préalablement fait pousser.
Sib : Des pommes
Serkeh : Du vinaigre
Sir : De l'ail
Somâgh : Du sumac
Sekeh : Des pièces
Sendjed : Des olives de Bohême
Sonbol : Une jacinthe
On y trouve également, un miroir, des bougies, des oeufs coloriés, un bocal de poissons rouges et un Coran.
Après la fête : Sizdeh bedar
Le 13ème jour de Farvardine, le premier mois de l'année, la famille quitte la maison en emportant les Sabzeh du Haft
Sin (les lentilles germées de la table du nouvel an) pour les jeter loin de la maison dans l'eau. Il s'agit d'éloigner le mauvais sort de la demeure. Le Sizdeh bedar clôt les fêtes de Nowrouz.
A bientôt si d'ici mon retour les américains laissent l'Iran tranquille !


