Une partie de la réponse à la vie ?
Dieu que cette musique m'émeus.
Bach 3ème sonate Violon-PianoLaredo - Gould
Elle remue le plus profond des sentiments qui m’ensorcellent,
elle est capable de fondre un coeur de pierre, un coeur de glace,
elle me cloue sur place,
elle me captive l'âme,
elle répare les plus profondes plaies de mon être,
elle me met à ses pieds,
elle me fait valser,
elle me coupe le souffle,
elle me fait aimer l'instrument que je déteste le plus (après cornemuse évidemment),
elle est si pure, si douce, si tragique, si fragile et si fort en même temps ... je deviens dingue.
Je veux l'écouter jusqu'à la connaître par cœur, jusqu’à ce que la plage du CD cède.
Je veux être imprégné, dilué.
Maintenant je comprends Gould, il ne pouvait pas ne pas vouloir se perfectionner, il ne pouvait pas ne pas vouloir être exigeant de lui même. Il fallait plusieurs écoutes pour comprendre, il fallait pouvoir s’intérioriser pour vivre/habiter cette musique. Il le fallait ... ne serait-ce que par respect pour cet extraterrestre.
Quel talent que d'avoir le pouvoir de transformer quelqu'un ainsi … même si cette transformation est brève, peu importe. Mais est-ce possible ?
Comment ai-je pu vivre sans avoir entendu ce chef d'oeuvre ? Rien que pour cette écoute privilégiée il fallait vivre. Dieu sait que j’ai demandé la raison de vie à l’eau, au vent, au feu et à la terre … patience m’ont-il dit.
Je me déteste de ne pas avoir été cherché cela plutôt, ne serait-ce que par curiosité ... j'aurais pu ... Diable cette paresse qui me règne depuis des années.
Encore une fois je manque de mot.


