L'art de l'improvisation - Ostad Lotfi
La première fois que j'ai eu l'occasion d'écouter une improvisation indienne, j'ai été surprise par la façon dont l'interprète arrive à gagner la confiance de son auditoire. Le thème indien de l'improvisation n'a fait qu'acroitre ma juissance.
L'art de l'improvisation dans la musique traditionnelle persane est ancien. Les iraniens ont su transmettre cet art de génération en génération. Pour y arriver, il faut 7 éléments dont :
1. Savoir jouer aux instruments,
2. Connaître la technique de "Radif" (ne me demandez pas ce que c'est parce que je n'en sais rien encore !!! En gros, cela doit être une manière d'agencer les notes, comme on le ferait pour une fugue dans la musique occidentale),
3. Avoir l'expérience d'écouter les travaux des autres maîtres de l'improvisation,
4. Connaître les travaux anciens de nos ancêtres,
5. Avoir une connaissance de la littérature classique iranienne,
6. Etre capable d'arriver dans un état de transe dû à l'amour qu'on porte à la culture musicale persanne,
7. Se connaître profondément.
Celui qui joue une improvisation est tellement concentré qu'il n'a nullement besoin de produits tel que boisson alcoolisé ou tout autre produit qui facilite l'entrée en scène des artistes. Ca me rappelle souvent les dervishs tourneurs qui arrivent à danser pendant des heures sans tomber.
Vous avez 45 minutes ? Vous voulez écouter Ostad Lotfi qui est "The maître de tar et de sétar et de kamancheh" jouer une improvisation que les frenchies ont écouté en France lors d'une fête de radio de France en 2000 ?
Let's go ... parce que sinon, vous pouvez dire que vous n'avez pas vécu ... ou presque ... bon d'accord, j'exagère !
MOI, J'ADORE.
Ah oui, autre chose : au début, c'est un peu lent, bon d'accord archi lent ... ne décrochez pas, patience ... concentrez vous, fermez les zyeux car Lotfi sait vous faire voyager dans le plus profond de votre être mais pour cela, il a besoin du temps ... c'est ça l'improvisation. Ecoutez aussi sa voix de condamné, esclave de cette musique. Après cela, vous n'allez pas me dire qu'il n'y a pas plus libre qu'un artiste ! Pour moi, il n'y a pas plus enchaîné qu'un artiste.
Bedaheh Navazi - Lotfi - Khamouchaneh
Le premier poème est celui de Hafez, je me suis donné la parole de ne plus traduire parce que ce serait équivalent de mettre des glaçons dans un bon verre de vin rouge !
En gros il nous demande ce qu'on veut du monde puisqu'on peut boire le vin, embrasser des lèvres d'un être et sentir le parfum de fleurs ...
Le deuxième celui de Ghazvini.
Ah oui, autre chose : alors que les politiques iraniennes et américaines n'ont pas été capable de rétablir la négociation afin d'arriver à une entente, la musique persanne y est parvenue puisqu'elle a été bien accueilli par les amériacains ... La musique est sans aucun doute un langage de communication internationale.
L'art de l'improvisation dans la musique traditionnelle persane est ancien. Les iraniens ont su transmettre cet art de génération en génération. Pour y arriver, il faut 7 éléments dont :
1. Savoir jouer aux instruments,
2. Connaître la technique de "Radif" (ne me demandez pas ce que c'est parce que je n'en sais rien encore !!! En gros, cela doit être une manière d'agencer les notes, comme on le ferait pour une fugue dans la musique occidentale),
3. Avoir l'expérience d'écouter les travaux des autres maîtres de l'improvisation,
4. Connaître les travaux anciens de nos ancêtres,
5. Avoir une connaissance de la littérature classique iranienne,
6. Etre capable d'arriver dans un état de transe dû à l'amour qu'on porte à la culture musicale persanne,
7. Se connaître profondément.
Celui qui joue une improvisation est tellement concentré qu'il n'a nullement besoin de produits tel que boisson alcoolisé ou tout autre produit qui facilite l'entrée en scène des artistes. Ca me rappelle souvent les dervishs tourneurs qui arrivent à danser pendant des heures sans tomber.
Vous avez 45 minutes ? Vous voulez écouter Ostad Lotfi qui est "The maître de tar et de sétar et de kamancheh" jouer une improvisation que les frenchies ont écouté en France lors d'une fête de radio de France en 2000 ?
Let's go ... parce que sinon, vous pouvez dire que vous n'avez pas vécu ... ou presque ... bon d'accord, j'exagère !
MOI, J'ADORE.
Ah oui, autre chose : au début, c'est un peu lent, bon d'accord archi lent ... ne décrochez pas, patience ... concentrez vous, fermez les zyeux car Lotfi sait vous faire voyager dans le plus profond de votre être mais pour cela, il a besoin du temps ... c'est ça l'improvisation. Ecoutez aussi sa voix de condamné, esclave de cette musique. Après cela, vous n'allez pas me dire qu'il n'y a pas plus libre qu'un artiste ! Pour moi, il n'y a pas plus enchaîné qu'un artiste.
Bedaheh Navazi - Lotfi - Khamouchaneh
Le premier poème est celui de Hafez, je me suis donné la parole de ne plus traduire parce que ce serait équivalent de mettre des glaçons dans un bon verre de vin rouge !
En gros il nous demande ce qu'on veut du monde puisqu'on peut boire le vin, embrasser des lèvres d'un être et sentir le parfum de fleurs ...
می خواه و گل افشان کن از دهر چه جویی
این گفت سحر گه گل بلبل تو چه میجویی
مسند به گلستان بر تا شاهد و ساقی را
لب گیری ورخ بوسی می نوشی وگل بویی
این گفت سحر گه گل بلبل تو چه میجویی
مسند به گلستان بر تا شاهد و ساقی را
لب گیری ورخ بوسی می نوشی وگل بویی
Le deuxième celui de Ghazvini.
Ah oui, autre chose : alors que les politiques iraniennes et américaines n'ont pas été capable de rétablir la négociation afin d'arriver à une entente, la musique persanne y est parvenue puisqu'elle a été bien accueilli par les amériacains ... La musique est sans aucun doute un langage de communication internationale.


