Patogh-e-Mitra

"Patogh" est un endroit où on se sent bien. Cet endroit existe dans le but de construire un avenir digne de ce nom.

26 septembre, 2007

On sait

A deux pas d'une porte blanche à la poignée dorée, un homme habillé en smoking et chapeau ouvre la porte du restaurent et nous salue. Je me laisse guider par l'envie de me mettre au deuxième étage. Une dame nous accueille chaleureusement et nous trouve une place devant la fenêtre.
Le responsable de la salle nous a repéré et fait signe au garçon de venir prendre la commande. Avant de commander le chélo (riz) kabâb, on commande souvent du yaourt et des oignons. Le garçon responsable d'apporter yaourt, salade et le reste nous apporte aussitôt les éléments commandés avec du pain enveloppé dans un petit sachet afin que celui-ci se conserve bien.

Un couple de jeune est assis à côté de nous. Le jeune homme est enthousiaste et la jeune femme coquette; une vraie chef d'oeuvre de tête à pied.
Sur une grande table, toute une famille est assise et mange le repas chaudement servi. On dirait que trois générations partagent ensemble des moments de joie.
Je repère la douceur des échanges de deux regard d'un couple de croyant un peu plus loin.
Deux jeunes filles et un garçon se sont retrouvés sur une autre table. De là où je suis, je sens déjà l'odeur du parfum des filles. Cela fait un certain temps qu'une des deux filles parle au téléphone. Et voilà qu'on appelle la deuxième fille au téléphone. Elles se mettent à parler devant ce pauvre garçon pendant un temps certain. Portable à la mode, les ongles soignés et visages peints, on se croirait dans un des restaurents branchés dans le sud de la France.
Un autre couple mange tranquillement son repas. Un homme se rejoint à eux et sort son portable. Ma mère me dit qu'il doit être dans le milieu de la musique. Elle me fait remarquer qu'il fume de l'opium. Comment donc sait-elle tous cela ? Elle me répond "Ca se sait" et j'en reste là.

Nos chélo arrivent sur un grand plateau accompagné de deux garçons. Un des deux tient le plateau alors que l'autre nous sert rapidement.

Dans ce restaurent, est-ce que tout le monde sait que je viens d'ailleurs, je mange avec ma mère et boubou ?

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05 septembre, 2007

Eshgh-bazi

J'allais acheter des pistaches chez Tavazo dans l'avenue Pahlavi devenu Vali-ye-Asr après la révolution. Comme d'habitude, je marchais en ne faisant pas attention aux gens. Un jeune fonce vers moi en se frottant contre mon bras gauche. Le temps que je comprenne ce qui m'arrive un autre souvenir me reviens. Un jour, en rentrant des cours d'anglais (je devais avoir 15 ans), un gars du même genre me touche le sex et s'en va comme s'il ne s'était rien passé.
Une chose est sûre, les gens de ce pays chaud sont chaud. Alors que les samedi, l'européen se donne au plaisir de l'amour, l'Iranien y joue les vendredi soirs.
Alors qu'en France l'amour se fait, en Iran l'amour (Eshgh) se joue (bazi).
Alors qu'en France on baise, en Iran on fait (du verbe kardane).

Le sex est-il tabou en orient ?

J'ai adoré le film libanais Caramel qui fait entrer les spectateurs dans la vie intime de deux générations de femmes libanaises.

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